Le récent message bourre-pif de Julien Breitfeld a le mérite de recentrer nos échanges sur la valeur. Pour rappel, l'étude menée par la FING s'appelle : Musique & Numérique : créer de la valeur par l'innovation.
 
Valeur ou Valeurs, car il faudrait savoir s'il n'existe pas différentes facettes à cette notion :
 
Les différents messages récents ouvrent un aspect très intéressant, celui de la valeur symbolique :
- pour Jeff : les passionnés redonnent du sens à la musique en découvrant de nouveaux talents par l'intermédiaire des services en ligne,
- pour Alexandre Grauer : les modèles économiques doivent s'inspirer de la coutume,
- et la définition donnée par Ariel Kyrou : redonner de la "valeur à la musique" au sens premier, d'une densité, d'une consistance, et de la reconnaissance de cette consistance par un public.
 
Les nombreuses innovations de services présentes sur internet (voir la liste ici : http://musique-fing.viabloga.com/texts/exemples_d_innovation.shtml ) produisent effectivement une augmentation de la valeur musique, dans le sens consistance intrinsèque de la musique sur la représentation collective.
 
Philippe Astor pense que c'est dans "l'expérience" ((disponibilité, mobilité, personnalisation, communauté, partage de playlists, lien direct avec l'artiste, etc), que ce créera de la valeur ajoutée, en citant également le modèle de co-création d'Alban Martin.
 

Mais ce qui nous semble rester flou et encore à défricher, c'est le passage des biens numériques en économie de service, la valeur économique.
Sans tomber dans un économisme primaire que dénonce Ariel, comment les revenus globaux de l'industrie "réagissent" à ces innovations ? Est-ce une perte de valeur ou y a t-il déplacement ? Comment se fait la transition entre la valeur symbolique et la valeur économique : un pont est-il possible entre ces 2 univers ?
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