Débat Public : Musique et numérique, la carte de l'innovation - FING

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Les Nouveaux modèles économiques

Recensement des idées et propositions pour innover et créer de la valeur dans toute la filière musicale

Contributeurs : Philippe Axel (Voir les slides de présentation (pdf 367 Ko) 

  • Le statut d'artiste producteur indépendant (préconisé par le rapport Cocquebert, établi à la demande du ministère de la culture en Mars 2004)
  • L'ouverture de l'industrie du disque et de la SACEM aux licences ouvertes de type Creative Commons
  • Le développement d'une veritable démocratie de selection des professionnels de la musique par leurs pairs sur le web ou par des auditions et concours dignes et sérieux. 
  • Le CD MI: le CD Musical Interactif, un nouvel objet dérivé motivant l'acte d'achat tout en laissant la musique libre d'utilisation dans le cadre non lucratif. Ce n'est pas parceque la musique se dématérialise que l'on ne peut plus vendre d'objets dérivés.
  • La PPCI (Participation à la Production de Contenus sur Internet).Une redevance destinée à développer les emplois du web dans la création de contenus culturels, éducatifs, de formation, d'information et d'utilité publique en général. Une redevance payée avec l'abonnement au fournisseur d'accès et distribuée directement par des procédés technologiques automatisés aux producteurs de contenus dans le sens du modèle éprouvé par le Minitel.Parceque le web ne doit pas être financé uniquement par la pub et par la bulle financière speculative.
  • La perception des droits d'auteurs par des licences négociées avec les sociétés réalisant des profits directement ou indirectement par le partage gratuit des oeuvres sur Internet (qui est inévitable et qui va se généraliser). 

  • DavidD : http://www.briquerouge.com : la vente sans DRM de fichiers haute qualité (256/320), donc intéropérable sur tous les lecteurs MP3,  leur diffusion par abonnement Podcast permettant de fidéliser une clientèle de fans, la maitrise des coûts d'une plateforme de téléchargement (pas d'investissements lourds sur un modèle èconomique qui est loin d'avoir fait ses preuves), le "split revenu" permettant à l'artiste de toucher plus de 0,20 € par téléchargement, à comparer à ce que les artistes touchent chez les majors ou aux chiffres publiés par l'Adami (3,5 cts par téléchargement) - modéle en action depuis 2004. 
  • Olivier Auber : Projet P2PBank lancé par Overcrowded. La 3ème voie pour "concevoir un tiers de confiance pour les échanges P2P". 
  • Marc Verwaerde  : Mécénat : Sites de « communautés d’artistes » qui regroupent des artistes de la même qualité. Un système qui remplacerait le label : les artistes font leur propre label : un système que l’on peut considérer ultra libéral ou communiste, selon que l’on penche à droite ou à gauche. Ces sites seraient le nec plus ultra de la « rémunération équitable » : Moyennant soit un abonnement, soit un don ponctuel, tu peux adhérer à la communauté d’artistes, la soutenir, la « mécéner » !!! Finalement, on en revient au système prédominant pendant les heures de gloire de la musique classique, sauf que là, c’est l’auditeur impliqué qui devient mécène. Il ne paie donc pas pour la musique qu’il télécharge, mais pour la musique future que le groupe pourra faire grace à ses dons. Une facon de penser en avant et en amont plutot qu’en arriere et en aval.
  •  Live / Spectacle / Concert
  • La télévision et des émissions de téléréalités telles Idols ou la Star Academy, avec la création d'un objet marketing financé par les sms surtaxés et la publicité.
  • Grateful Dead. Lors de leur dernier passage à Paris, à la fin du concert était proposé un DVD du show. Pour 40€, le DVD était livrable sous 3 mois une fois monté. 
  • Florent Verschelde : La consommation « sociale » : Par exemple un système forfaitaire payé par les parents (pour la tranquilité juridique du foyer), avec réduction spécial djeuns (en collaboration avec telle ou telle émission de M6, par exemple). Genre : 10 euros par mois pour jusqu'à 20 titres. Sans report d'un mois sur l'autre. S'ils en consomment moins de 20 chaque mois, c'est aussi ça de pris. C'est que le faible nombre de titres que l'on pourra acquérir (pour un prix raisonable : 0,50 euros le titre en cas de consommation totale du forfait) sera suffisamment bas pour motiver des achats « stratégiques » et clairsemés (quelques titres par album, sûrement ceux entendus à la radio, et peut-être des inédits « spécial internet »), ce qui laissera un avantage certain à l'album physique, que l'on achètera pour Noël ou pour l'anniversaire.


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